Année de judaïsme pour les Bnei-Mitzva

Le 29 juin, nous deviendrons Bnei-Mitzva !

Mardi 4 juin 2019 par Solal Almeleh - Milo Proost - Antoine Dain
Publié dans Regards n°1045

2019 est une fois de plus une année exceptionnelle ! En effet, ce 29 juin, la communauté juive accueillera 25 nouveaux Bnei-Mitzva. Des filles et des garçons qui ont suivi pendant un an et dans la bonne humeur les cours de bar et bat-mitzva du Cclj. Trois d’entre eux nous font part de leur expérience.

Solal Almeleh, Milo Proost et Antoine Dain

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    Bonjour chers lecteurs, nous sommes Solal Almeleh, Milo Proost et Antoine Dain. Le 29 juin prochain, nous deviendrons officiellement Bnei-Mitzva. Nous avons suivi le programme de préparation à la bar ou bat-mitzva du CCLJ que nous devions effectuer pendant un an et dans le cadre travail dans la communauté, nous avons choisi de rédiger un article pour Regards.

    Milo J’ai presque 13 ans et j’ai choisi de faire ma bar-mitzva parce que c’est une étape importante dans la vie d’un Juif. De plus, mon grand frère avait déjà suivi les cours du CCLJ et c’était un choix logique parce que je suis haver à la JJL. Ce programme me convenait bien parce qu’il est laïque et en groupe et que cela me tentait plus qu’étudier tout seul, dans un cadre religieux.

    Antoine Bon alors d’abord, on ne FAIT pas sa bar-mitzva ! Mais on l’est ou on le devient !! Ça, je l’ai compris en étudiant cette année avec Mireille, Delphine et les autres Bnei-Mitzva. Au départ, je n’étais pas très emballé et mes parents ont dû me forcer. Mais j’ai appris à connaître l’histoire du judaïsme et à me connaître moi-même et donc, finalement, je suis bien content.

    Solal Bonjour à tous les lecteurs de Regards, j’ai 12 ans et mon but en étudiant cette année était de m’inscrire dans la tradition de mon peuple. J’ai décidé de suivre les cours au CCLJ et pas à la synagogue, comme mes parents me le proposaient, parce que je ne crois pas en Dieu et cela ne m’intéressait pas de réciter un texte et des prières auxquelles je ne crois pas.

    Nous sommes tous les trois très attachés au judaïsme et pourtant nous le vivons de manières très différentes.

    A Je sais que je suis juif depuis que je suis né et pourtant, le judaïsme n’occupe pas une place importante dans ma vie au quotidien. Je me sens juif et pourtant, je suis athée. C’est-à-dire que je pense que nous avons tous notre libre arbitre et donc que nous devons décider par nous-mêmes des choix que l’on va faire pour mener notre vie, sans se référer ou se laisser guider par une puissance supérieure. C’est comme ça que mon frère, ma sœur et moi avons été éduqués, dans les valeurs de laïcité, de démocratie et d’égalité. Ma famille n’est pas du tout religieuse et nous ne sommes pas très attachés aux traditions. Mais pour mes parents, le but est que nous soyons conscients de notre identité pour pouvoir la transmettre à notre tour.

    M Le judaïsme est imprégné en moi depuis que je suis né, c’est mon identité et j’en ai toujours été conscient. Nous sommes une famille laïque, nous ne prions pas et ne respectons pas de règles spéciales, mais nous aimons célébrer les grandes fêtes comme Pessah ou Hanoucca, et c’est en ces occasions que je me sens le plus juif. C’est donc grâce à mes parents et à toutes les discussions que nous avons ensemble que mon judaïsme s’est construit, mais la plupart de mes connaissances sur cette culture me viennent de la JJL, le mouvement de jeunesse auquel j’appartiens depuis longtemps. C’est le lieu dans lequel je me sens bien, entouré de tous mes amis, c’est comme une deuxième famille.

    S J’ai grandi dans une famille juive, où l’on célèbre les fêtes et le shabbat et c’est avec mes deux grandes sœurs qu’on m’a transmis les valeurs de judaïsme, dont le plaisir d’être ensemble. Chez moi, le judaïsme est très présent au quotidien parce que je suis en première secondaire à Ganenou, après avoir achevé deux années de primaire à Beth Aviv. En plus de cela, je passe tous mes samedis et mes vacances à l’Hashomer, mon mouvement. Si je n’avais pas passé, avant, de nombreuses années à l’Ecole Hamaide, je n’aurais pas non plus été qui je suis, je n’aurais pas rencontré autant de gens issus de cultures différentes de la mienne.

    Et maintenant que nous devenons Bnei-Mitzva…

    S Devenir Bar-Mitzva ne me rend pas différent du jour au lendemain, mais c’est un rituel et un moyen de déclarer publiquement que j’appartiens à la communauté et que je veux rester juif.

    M Je ne me sens pas plus adulte et pourtant ce passage n’est pas que symbolique. Il signifie pour moi que tous les actes posés à partir de la bar-mitzva deviennent ma responsabilité. Cela veut dire que je dois assumer les conséquences de mes actions, bonnes ou mauvaises.

    A Ce n’est pas du jour en lendemain ni par la cérémonie que je sens que je m’engage sur le chemin qui mène vers l’âge adulte, mais grâce à tout ce que j’ai appris cette année.

    L’Année de Judaïsme pour les Bnei-Mitzva vous intéresse ? Vous souhaitez assister à l’une des cérémonies du 29 juin ou suivre les cours dès septembre prochain ?
    N’hésitez pas à demander plus de renseignements au 02/543.02.85 ou [email protected]
    Une réunion d’information destinée aux parents et aux enfants se déroulera le mercredi 11 septembre 2019 à 18h30 au CCLJ.

     
     

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    http://www.respectzone.org/fr/
    • Par Peter - 17/06/2019 - 17:17

      Pour moi une bat ou bar mitsvah ainsi faite ne sont pas valables.
      Une bar ou bat mitsvah se fait dans une vraie choule avec un vrai rabbin et certainement pas une rabbine. Quelle décadence !

    • Par Rina - 17/06/2019 - 23:57

      Peter honte à vous d avoir de telles idées.
      Vous ne méritez pas de faire partie du yeshouv et vous devriez en être expulsé.

      On se demande de quel côté se situe la décadence?

    • Par Salma - 18/06/2019 - 20:49

      Peter
      En tant que juive orthodoxe je vous don ne raison nous ne devons pas accepter tout et n importe qui
      N oubliez pas que tel garçon risque de tomber amoureux de nos filles ou telle fille d un de nos garçons
      Moi je ne pourrais pas faire autrement que renier un de mes enfants s il devait par malheur se marier avec un faux ou une fausse bar ou bat mitsvah
      J admets néanmoins sans comprendre pour autant que l on ne partage pas mon avis
      Salma
      Ashdod

    • Par Amos Zot - 19/06/2019 - 8:48

      Peter,
      En fait, tu n'aimes pas: les femmes juives, les juifs laïcs et les juifs libéraux.
      Il te reste +- 25% du peuple juif ; si ensuite tu retires encore les homosexuels, ceux qui ne sont pas de ton avis dans divers domaines, tu finiras à éprouver des difficultés à constituer un minian.
      Pour ton information, on ne fait pas sa bar ou bat mitsvah, on devient bar ou bat mitsvah.
      Je suis juif laïc ( non croyant) mais t'informe que les vrais rabbins au sens premier du terme n'existent plus depuis de nombreux siècles .
      Liliane Vana ( désolé c'est une femme) pourra te le confirmer.
      Personnellement, je n'attaque pas et ai le plus profond respect pour ceux qui fréquentent les synagogues orthodoxes ou les yeshivot.

      Des gens comme toi qui sont intolérants vis-à- vis des laïcs et des libéraux ou des laïcs et libéraux qui sont intolérants vis-à-vis des orthodoxes sont en fait des smocks qui font du tort au peuple juif.

    • Par Peter - 19/06/2019 - 12:05

      Je ne pense pas que nous ayons élevé les cochons ensemble ni même fréquenté les mêmes bancs d école. Je ne vous autorise des lors pas à me tutoyer ni à me traiter de shmoq. Je suis un responsable communautaire connu et apprécié de mes ouailles qui mérite votre respect.Peter

    • Par Amos Zot - 20/06/2019 - 8:08

      Peter,

      Ton dernier message n'est pas très casher.